J'ai récemment conté notre expérience de présentation de notre start-up à des business angels et comme l'un deux fronça les sourcils sitôt qu'il entendit parler de publicité comme source de monétisation. Il semble que en effet que, après la vague du Web 2.0 d'il y a cinq ans, les investisseurs ne veuillent plus entendre de discours du type : "je développe l'audience grâce à la gratuité et je trouverai un moyen de monétisation, comme Google".
S'il est vrai que peu de sites 2.0 sont économiquement viables, ce n'est pas une raison pour condamner le modèle publicitaire. Je pense que c'est surtout sa mauvaise compréhension qui est en cause. Après tout, c'est la principale source de revenus de… Google, en effet.

Il y a quinze jours, je présentais en compagnie d'Hatime Araki notre société à des business angels. (Nous sommes en phase de levée de fonds.) Après notre pitch, un investisseur nous demanda, l'air soucieux et contrarié, pourquoi la version Web du magazine publié au moyen de Madmagz était-elle gratuite.
Importante question, fondamentale même ! Voici pourquoi.

Rahul, l'étudiant Indien au MBA d'HEC qui est en stage dans l'entreprise, et moi travaillons aux projections de ventes. Pour ce faire, nous devons notamment, et c'est crucial, déterminer le prix du produit que nous allons lancer. Mais comment fixer le prix d'un produit inédit ? Lire la suite
Il y a peu de choses plus importantes à comprendre lorsqu'on entend développer une activité commerciale sur Internet que le rôle que peut y tenir la gratuité. Sur ce point, j'ai plus d'une fois observé que si les anciens ne comprenaient le gratuit, les plus jeunes ne comprenaient pas le payant. De là beaucoup d'opportunités gâchées et de valeur détruite.
J'ai déjà traité du modèle économique dit freemium, qui revient du reste à la mode. Si l'on veut véritablement saisir ce modèle, il faut remonter à la philosophie de la gratuité. Lire la suite

Dans un ancien article, j'ai essayé de démêler la question du first-mover advantage. Les conclusions, pour ce qui concerne notre entreprise, étaient en substance qu'il fallait d'une part travailler à ce que nos clients souscrivent à une formule de longue durée et, d'autre part, les observer et les écouter afin d'innover en conséquence et conserver un temps d'avance.
Mais aujourd'hui, au fil des lectures, des discussions et à mesure que nous avançons, je découvre que ce n'est pas assez et que le succès d'un lancement est une valse à deux temps. Lire la suite








